État des lieux au niveau de la sécurité et du dialogue en cours

État des lieux au niveau de la sécurité et du dialogue en cours

Dans une interview accordée au journal Bujumbura.be, le président de l’OLUCOME Gabriel Rufyiri donne le bilan des 40 jours de manifestation contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza et donne l’état des lieux au niveau de sa sécurité et du dialogue en cours.

Gabriel Rufyiri indique qu’après quarante jours de manifestation le bilan est louable car la population a montré qu’elle peut être à la base du changement au niveau national et international.

Pour le président de l’OLUCOME, la noble activité de la population qui a manifesté pacifiquement est venue donner une leçon au gouvernant burundais que désormais, le peuple burundais a déjà franchi un pas considérable en ce qui concerne la gouvernance, et qu’il ne faut jamais le gouverner selon seulement la volonté du gouvernant.

En ce qui concerne la façon dont la police a intervenu, Gabriel Rufyiri indique que, c’est honteux de voir une institution qui est rémunérée par les impôts versés par le peuple et qui vient par après torturer le peuple qu’elle est sensée protéger.
Gabriel Rufyiri se réjouit du pas déjà franchis car, selon lui-même si la question du troisième mandat du président Pierre Nkurunziza n’est pas encore abordée, les élections législatives et les communales ont été reportées pendant deux fois.
Concernant le dialogue en cours sous l’égide de l’ONU, Gabriel Rufyiri souhaite que celui-ci ait lieu à l’étranger pour s’assurer de la sécurité totale de toutes les parties prenantes, sans oublier qu’il reproche le médiateur d’être penchant en faveur du gouvernement. Il rappelle que ces dialogues portent sur les mandats d’arrêt confectionnés contre ceux de l’opposition, la libération des manifestants emprisonnés, la réouverture des médias privés attaqués.

Le président de l’OLUCOME n’a pas oublié d’alerter sur sa sécurité, car d’après lui, un élément du Service Nationale de Renseignement et un autre de la garde présidentielle ont déjà tenu des réunions dans les parages de son domicile, ce qui inquiète sa famille et ses voisins.

Gabriel Rufyiri évoque aussi l’intervention du patron du service National de Renseignement en Mairie de Bujumbura, qui a déjà averti le président de l’OLUCOME sur sa complicité dans les manifestations anti troisième mandat.

Pour Gabriel Rufyiri,le ministre de l’intérieur et le porte-parole du service National de Renseignement sont déjà au courant de la situation sécuritaire qu’il est en train de vivre, et leur demande d’intervenir avant que la situation ne s’empire.

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Nombre de visites: 690 - Article redigé le 6/06/2015 à 13:40