Interview FORSC

Interview FORSC

Au moment où il y a beaucoup de dossiers liés à différentes formes de malversations économiques, il y a des gens qui s’ investissent dans la lutte contre ce fléau, au risque de s’ exposer aux représailles des corrompus. Gabriel Rufyiri, président de l’ OLUCOME, une ONG burundaise qui lutte contre la corruption et les malversations économiques, dit pourtant ne rien craindre de cela. Pour lui, seul Dieu est capable d’ enlever la vie, comme c ‘est bien lui qui la donne.

Son ferme engagement dans cette lutte l’ a déjà fait séjourner maintes fois derrière les barreaux. Dans une interview qu’ il a bien voulu nous accorder, Gabriel Rufyiri affirme avoir été emprisonné six fois, et convoqué 29 fois. Détails :

Voix de la Société Civile : Qui êtes-vous ?

Gabriel RUFYRI : Je suis Gabriel RUFYIRI, président de l’OLUCOME, un Observatoire de lutte contre la Corruption et les malversations économiques. Il s’agit d’une organisation qui s’est donnée comme mission principale l a lutte contre la corruption. Mais comme vous le savez, une telle lutte dans un pays comme le nôtre gangréné par la corruption, c’est une mission vraiment très délicate, où autant moi que le personnel de notre organisation sommes menacés suite aux actions que nous menons.

VSC : Quelle est la place réelle de l’OLUCOME au sein de la Société Civile burundaise ?

G.R : Je ne sais pas, il m’est difficile de le dire moi-même, mais à ce que je vois, c’est une organisation qui est sollicitée par beaucoup de gens, que ce soit à Bujumbura, ou à l’intérieur du pays. Notre observatoire est organisée de telle manière qu’elle est présente dans tous les coins du pays, tant au niveau central qu’à des échelons déconcentrés.

VSC : Il n’est pas rare que certaines personnes confondent Gabriel RUFYIRI avec OLUCOME, qu’en dites-vous ?

GR : Je ne sais pas ! Peut-être je c’est dû au fait que je trop sollicité, mais l’OLUCOME a une administration qui est différente de RUFYRI, l’OLUCOME dispose d’un Comité Exécutif de dix personnes, il a un comité de surveillance, avec un autre organe qui est l’Assemblée Générale. L’OLMUCOME est donc une organisation structurée, et nous-mêmes avons été élus pour un mandat qui est limité. Il est donc difficile de confondre l’organisation à qui que ce soit. Peut-être ce que je suis en train de faire, c’est d’enraciner ma vision en matière de lutte contre ce fléau de corruption, mais je suis vraiment différent de l’organisation. Avant de créer l’OLUCOME, j’avais crée une autre organisation des hommes d’affaires, « Solidarités des opérateurs de petit commerce du Burundi » qui existe toujours. C’est moi-même qui avais crée l’Association des Taxis Vélos du Burundi, la SOTAVEBU, même demain, je vais en créer d’’autres. Comme vous le voyez, le monde des affaires est vraiment mon domaine.

Dans tout cela, ce qui me guide est la recherche de l’équité dans toutes les sphères du pays.

VSC : Certaines personnes voient en Gabriel RUFYIRI un mythe au Burundi. Etes-vous vraiment un mythe ?GR : Non ! Je ne pense pas, je suis une personne humble, qui vit d’une façon modeste, j’habite le Quartier Nyakabiga, qui n’est pas vraiment chic ou huppé, un véritable quartier populaire. Peut-être, ce qu’il faut connaitre en Gabriel RUFYIRI, avant que je ne sois au sein de l’OLUCOME, j’étais un opérateur économique, où je défendais les intérêts des opérateurs économiques. C’est d’ ailleurs pourquoi je maitrise les aspects économiques que ce soit au niveau macro ou micro économique. Donc, mon humilité m’aide beaucoup à pénétrer dans tous les milieux.

VSC : Justement, est-ce que vous avez des amis au sein de la classe politique ou des ennemis particuliers ?

GR : J’ai des mais partout, partout, que ce soit au niveau politique, que ce soit au sein de la Société Civile, au sein de la population, les personnes hauts placées, les moins placées, j’ai des amis partout.

VSC : Et vos ennemis ?

GR : Toute personne qui veut maintenir le Burundi dans cette pauvreté. Pour moi, une personne pareille, est mon ennemi, mais aussi elle est l’ennemi de la République, donc ennemi de tout le monde. Comme vous le savez, moi je suis chrétien. Dans sa nature même, l’égoïsme est humain. Pour combattre cet égoïsme, il faut commencer par toi-même, pour enfin de compte établir l’équité. C’est j’ai déjà commence en moi. Pour y arriver, j’ai essayé d’être RUFYRI dans moi-même, cela n’a pas été facile, mais ma croyance m’a aidé à être RUFYIRI qui est RUFYIRI intérieur et extérieur. Pour moi, aujourd’hui, je n’ai aucun problème de marcher à pied.

VSC : Et pourtant vous avez un charroi bien fourni à l’OLUCOME, non ?

GR : Avant que je ne sois à l’OLUCOME, j’avais des véhicules, j’avais construit des maisons,…

VSC : Tu as combien de maisons ?

GR : Non, pas beaucoup !

VSC : En tous cas plus d’une maison ?

GR : Non, je ne pense pas. Mais l’essentiel est que, j’avais des biens parce que j’étais un opérateur économique, il faut que vous le sachiez.

VSC : Puisque vous dites que vous aviez des biens avant d’ entrer à l’ OLUCOME, êtes vous prêts aujourd’hui à déclarer vos richesses ou vous l’avez fait avant d’entrer ? Autrement dit, est-ce quelqu’un ne pourrait pas soupçonner RUFYIRI de s’être enrichi grâce à l’OLUCOME ?

GR : Pour éclairer l’opinion, l’OLUCOME n’a pas de fonds. Il s’est engagé sur un terrain où il n’y avait aucun bailleur, car nous travaillions beaucoup plus dans le volet « investigation » et il n’y a aucun bailleur qui accepte de fiancer un tel volet.

VSC : Cela était valable tout au début, et aujourd’hui ?

GR : Même maintenant, personne ne finance l’investigation. On finance la sensibilisation, la prévention, mais ceux qui font les investigations sont les membres qui se donnent gratuitement. Ce n’est facile car il y en a même qui sont venus nous dire que les investigations dérangent, et qu’il faut les abandonner. Mais, nous, nous avons une vision qu’il faut mettre en application. Dans un pays d’impunité comme le Burundi, la dénonciation doit être l’axe prioritaire au sein de l’OLUCOME. La sensibilisation et les textes de lois ne feront peut-être rien, mais il faut qu’il y ait de la peur chez les corrompus : c’est cela que nous avons affronté. Nos membres ont dû consentir leurs efforts, moi-même j’ai vendu une partie de mes biens pour que l’OLUCOME soit ce qu’il est aujourd’hui. Le pays m’a éduqué et élevé, donc j’ai contribué pour le pays, je ne le regrette pas. VSC : Votre travail est délicat et vous l’exercez depuis longtemps. Sous quel régime politique votre action a été le plus compliquée ?

GR : Sous tous les régimes : j’ai été emprisonné sous BUYOYA, NDAYIZEYE, NKURUNZIZA ............

VSC : Combien de fois avez-vous déjà été emprisonnée ?

GR : J’ai déjà été emprisonné six fois, et convoqué 29 fois.

VSC : Qu’est ce que cela vous donne comme leçon ?

GR : La leçon que je tire de tout cela, c’est que les corrompus sont les mêmes. Mais, même si ceux-là existent, il y a des gens honnêtes, et cela à travers tous ces régimes. Il y en a qui viennent nous dire : « oh, fais attention », et j’essaie de m’éclipser pour voir comment ça se termine. Par exemple, même du temps de l’assassinat d’Ernest MANIRUMVA, de telles menaces étaient réelles. Il y avait même eu un plan de tuer le président de l’OLUCOME et celui de l’APRODH en utilisant un prétexte d’accident de la route. Après avoir sorti un communiqué conjoint avec Pierre Claver MBONIMPA, il ne s’est pas passé quelques jours sans que je sois coincé par un véhicule, heureusement je suis sorti indemne.

VSC : Votre Vice Président a été assassiné pour avoir défendu la cause que vous partagez, est-ce qu’à un certain moment vous n’avez pas peur de le suivre ?

GR : J’ai déjà échappé à maintes reprises, j’essaie de prendre mes précautions. Je vous ai dit que je suis croyant : quand vous croyez en quelque chose, vous réussissez. Il y a trois proverbes en Kirundi que j’aime citer. Pour ne pas diluer leur message, je les donne en Kirundi : « Umwansi agucira icobo, Imana ikagucira icanzo » ; « Umuswi w’ inkoko, ntubaho kubera impuhwe z’agaca » ; « Igiti kirakurira mu babaji » ; « Ururimi rurakurira mu menyo » : cela pour dire que quand vous avez une cause à défendre et que vous en êtes convaincu dans votre fort intérieur, vous n’échouez pas. Et par rapport à la Bible, il est dit que « si vous avez une promesse de Dieu, c’est tes ennemis qui vous poussent à arriver à tes promesses » : ce qui signifie que pour tout objectif à atteindre, on est obligé de passer par des épreuves. En clair, si aujourd’hui nous sommes en train de subir des menaces, c’est peut – être pour bien arriver à notre destination. Si demain ou après vous me retrouvez cadavre, sachez que ce sera la volonté de Dieu. Moi je ne mourrai pas à cause de la volonté des hommes. Ce que je suis en train de faire, je suis en train de défendre les pauvres, les veuves, les démunis, les abandonnées, des catégories de gens que Dieu défend lui –même.

VSC : A vous entendre, votre message est teinté de la parole de Dieu. Quelle est la place que vous accordez à Dieu dans votre lutte ?

GR : Nous avons une vision qui ne va pas rester au Burundi. Regardez dans l’emblème de l’OLUCOME, il y a deux choses : la corne où l’on mettait de l’huile qu’on mettait sur la tête des gens qui allaient aux combats ou qui allaient gouverner. C’est la même huile que l’on a mise sur la tête du Roi David, et tout le monde sait combien de combats que ce Roi a menés. Dans l’emblème, il y a aussi un bâton qui symbolise l’autorité. C’est ce même bâton que Moise a utilisé pour faire traverser son peuple en le frappant en plein milieu des eaux. Le même bâton a été utilisé en le frappant sur un rocher pour que l’eau en jaillisse pour abreuver son peuple assoiffé. L’OLUCOME n’est donc pas venue selon la volonté des hommes. C’ est pourquoi l’OLUCOME ne mourra pas .

VSC : C’est donc l’émanation d’une inspiration de Dieu ?

GR : C’est exactement cela je vous dis.

VSC : L’OLUCOME se veut donc une émanation de Dieu à travers Gabriel RUFYRI ?

GR : Vous le savez, Dieu peut même utiliser un arbre. Il a voulu peut-être passer dans moi, mais sachez qu’il utilise celui qui est disponible. Même un petit enfant.

VSC : Vous vous inspirez beaucoup de la parole de Dieu. On sait que dans ce pays il y a d’autres autorités
qui s’inspirent de la parole de Dieu, est nous sommes en mesure de conclure que vous empruntez le même chemin ?

GR : Dieu est personnel, ma croyance est personnelle. J’ai été invité dans des croisades et je suis extrêmement contre l’utilisation des biens de l’Etat.

VSC : De quelles croisades parlez-vous précisément ?

GR : Des croisades du Président de la République ou d’autres. C’est vrai, on est croyant, mais on doit faire la part des choses. Aujourd’hui par exemple, je ne peux pas utiliser les véhicules de l’OLUCOME pour des fins de ma croyance personnelle.
VSC : Vous exercez votre culte à travers quelle église ?

GR : Moi je prie dans une Eglise qui s’appelle « Assembly ‘s God Federal Ship ». J’y participe tous les jours de 6 heures du matin à 7 heures, puis de midi à quatorze heures. Et ce tous les jours, du lundi au vendredi.

VSC : Est-ce que ce n’est trop de temps que vous y consacrez ?

GR : Non vraiment, j’y vais uniquement pendant ce moment que les autres utilisent pour le repos.

VSC : les gens qui vous voient ici et là dans différentes activités croiraient difficilement que pouvez décrocher un temps de prier, quel votre secret ?

GR : C’est une question de …et ajoutez-y aussi que j’étudie le soir.

VSC : Vous étudiez quoi ?

GR : Des cours techniques, mais aussi généraux

VSC : Justement à propos des études, quelle est votre formation ?

GR : J’ai une formation de niveau technique.

VSC : Quel niveau ?

GR : Niveau A3

VSC : Mais avec vos considérations, on vous croirez de niveau économiste ou juriste. Quelle est la réalité de votre formation ?

GR : Dans l’homme, il y deux choses : il y a la théorie, et il y a la pratique. Moi, j’ai pratiqué et j’ai fait la théorie. Il y a les études et il y a aussi le savoir-faire. Je ne nie pas qu’étudier est bonne chose. Moi aussi je continue à étudier. Mais, vous pouvez avoir des licences, ou plus que cela, mais ce qui est important, il y a la science, mais aussi il y a la conscience. Tout cela constitue des facteurs qui interviennent pourquoi soit ce qu’on est.

VSC : Gabriel RUFYIRI, quelle est votre place dans la Société Civile burundaise ? A qui pouvez-vous vous comparer ?

GR : Non, je ne peux me comparer à personne. En chaque homme il y a des défauts, et des qualités.

GR : Avez-vous un mandat à l’OLUCOME ?

GR : oui

VSC : Qui se termine quand ?

GR : En 2015 je pense, donc un mandat de 3 ans renouvelables une seule fois.

VSC : Vous en êtes à la quantième année ?

J’ai remarqué que les gens voulaient que je reste, mais j’ai demandé à ce mandat ne soit pas renouvelable.

VSC : Comment voyez-vous l’OLUCOMME demain sans RUFYRI ?
Comme vous le savez, il ne faut jamais confondre une organisation à un individu. C’est impossible.

VSC : A qui pensez-vous déjà pour votre succession ?

On ne nait pas leadership. Dans l’homme, il y a des talents qui sont cachés, et ces tu ne les exerces pas, il sera difficile que les autres le remarquent. C’est pour cela que je pense qu’au sein de l’OLUCOME, il y a plusieurs individus qui sont capables d’être des leaders.

VSC : Est-ce qu’on ne pourrait pas que vous puissiez modifier les statuts pour prolongent votre mandat ?

Moi je ne peux pas. Il y a des gens qui pourraient le faire, mais moi, non. Regardez, j’ai déjà des cheveux blancs, mais je n’ai pas encore quarante anas. Pensez-vous que c’est du luxe ? Non ! Sachez que j’ai beaucoup de projets, même si je m’endors, je me réveille avec quelque chose. J’ai environ 20 projets.

VSC : Personnels ou de l’OLUCOME,

GR : Il y en a de l’OLUCOME et d’autres qui sont personnels,

VSC : Comment voyez-vous le Burundi demain, grâce notamment au travail de votre organisation ? Etes-vous pessimiste ou optimiste ?
Je vous ai dit que je sui croyant. Le jour où Martin Lutter KING voyageait dans un bus aux USA, où un noir n’était pas autorisé à s’asseoir avec un blanc, il y a cinquante ans, aujourd’hui les USA sont dirigés par un Noir. Si Dieu faisait un miracle pour ressusciter Martin Lutter KING et celui-ci trouve ses rêves d’il y a cinquante ans devenus réalités, imaginez-vous que serait sa réaction. C’est pour cela que moi aussi je suis optimiste. Le Burundi, demain ou après demain, nos actions pourraient se traduire en actions positives. Nous sommes en train de crier que la corruption mine le Burundi, mais demain, on pourrait avoir un pays sans corruption, où il y a de l’équité, de la droiture, de la transparence et l’égalité des chances.

VSC : Quel est votre sentiment face à un pouvoir semble persécuter la Société Civile ?
Là où il y a la corruption, c’est la loi du plus fort qui gouverne. Parmi les conséquences de la corruption, il y a en premier lieu la fragilisation des institutions, l’anarchie totale des institutions, l’injustice sociale, la jungle, la loi du plus fort, la fragilité de l’autorité qui ne gouverne plus pour le peuple, mais pour soi. Nous ne cessons de demander d’être mieux gouvernés, et ces individus qui s sentent menacés, se mettent sur la défense.

VSC : Vous avez dit qu’il y a des menaces et des fois vous en êtes informés, n’avez-vous pas d’informateurs au sein du pouvoir ?

GR : Quand vous êtes au service du peuple, et celui-ci se rendant compte qu’il peut placer sa confiance en nous, car crédible, il nous partage ces informations. Nous sommes donc informés de ce qui se passe dans l’armée, aux Services National des Renseignements, à la présidence, partout.

VSC : Vous avez donc des informateurs partout ?
Partout.

VSC : Vous les payez ?Non ! C’est cela. Selon la thèse développée par certaines personnes mal intentionnées, on dit que nous avons beaucoup d’argent pour payer ces informations. Il n’en est rien, ce n’est que par l’amour de la patrie qu’ils le font. Car, dans ce pays, il ya des gens qui aiment le pays. C’est pour cette raison qu’on des informateurs.

VSC : Nous tendons vers la fin, qu’est-ce vous aimez dans la vie ?

Moi, j’aime prier, faire du sport, j’aime le bien, mais la priorité est ma famille et mon pays.

VSC : Vous avez une famille de quelle taille ?

Moi j’ai une seule femme et trois enfants après quatorze ans de mariage.
VSC : Vous comptez avoir un autre enfant ?

Oui ! Un quatrième.

VSC : Et la politique de limitation de naissance ?

C’est pour cette raison, mon fils ainé a 14 ans, le cadet a 3 ans et demie. Si donc Dieu me bénit, je souhaite avoir le quatrième. …………je ne suis pas avec ma famille….

VSC : Où est ta famille ?

GR : Ma famille se trouve à l’étranger pour plusieurs raisons, mais beaucoup plus pour des raisons de sécurité, mais aussi de formation.

VSC : Entretenir une famille à l’étranger coute de l’argent, où en trouvez-vous ?

GR : Ma famille se trouve dans des conditions où elle ne me demande pas de l’argent.

VSC : Elle est prise en charge quelque part ?

GR : Oui elle est prise en charge.

VSC : Qu’est-ce que vous n’aimez pas ?

GR : Moi, je n’aime pas du tout le mal. Et j’essaie d’enlever toute chose qui peut me rapprocher du mal. Je n’ai pas d’ennemi (3 fois), toux ceux qui me côtoient le savent bien, moi, je n’ai pas d’ennemi.

VSC : A voir vos amis, au Gouvernement ou à la Société Civile, est-ce qu’on ne pourrait pas croire que RUFYIRI A UN PIED DANS LA Société Civile et un autre dans le cercle du pouvoir ?

GR : C’est compliqué. Ce sont des questions que beaucoup de gens se posent. Voici mon approche : je vous ai dit que je n’ai pas d’ennemi ; toute personne qui se croit mon ennemi, est mon ami.-

Propos recueillis par Célestin HICUBURUNDI


Nombre de visites: 330 - Article redigé le 6/08/2014 à 13:38