L’OLUCOME à la rescousse d’une solution sur la crise burundaise

L’OLUCOME à la rescousse d’une solution sur la crise burundaise

Les organisations de la société civile burundaise disposent d’un rôle primordial dans la consolidation de la paix et le développent du pays.

Gabriel RUFYIRI, président de L’OLUCOME (Organisation de Lutte contre la Corruption et les Malvérsation Economiques) a été réçu ce jeudi 12 novembre 2015, en audience par Gaston SINDIMWO, premier vice-Président de la République du BURUNDI. Au cours de cette audience, le premier vice-président de la République du Burundi a signifié au président de l’OLUCOME que la nation a tant besoin de la force de ses fils et filles pour consolider son développemnt, raison pour laquelle les organisations de la Société civile sont interpelées à fournir leurs suggestions dans le dialogue inter burundais qui débute prochainement. L’économie du Burundi, le social ainsi que la politique seront les sujets clés qui feront objet du dialogue inter burundais, explique Gaston SINDIMWO, insistant sur la nécessité de s’entendre sur le médiateur.

Quant à Gabriel Rufyiri, président de l’OLUCOME, le dialogue devrait se tenir entre les vrais protagonistes, dont les idées divergent réellement. Selon le numéro 1 de l’OLUCOME, le dialogue devrait aussi se tenir en dehors du Burundi, pour permettre à toutes les parties d’y prendre part tel que recommandé par la Sous-région et la communauté internationale. « Un dialogue au Burundi serait qualifié de monologue ».

La question sécuritaire au menu de la visite

Le président de l’OLUCOME a exprimé son inquiétude face à la dégradation de la sécurité au Burundi, ce qui entraine une peur panique dans différentes circonscriptions du pays, suite aux assassinats ciblés. « Pas de progrès dans l’insécurité », lâche Gabriel RUFYIRI, tout en rappellant que la responsabilité de protéger ses citoyens incombent à l’Etat du Burundi.

Au cours de cette visite officielle, Gabriel RUFYIRI est revenu sur la décision du Procureur Général de la République du Burundi, portant opposition de retrait sur les comptes de BARANKITSE Marguerite et de Maison Shalom de Ruyigi, ainsi que la demande des historiques de ces comptes. Le président de l’OLUCOME a demandé que cette décision soit revue dans de plus bref délais et sans condition.

L’Etat du Burundi a été appelé à assainir un climat de compréhension et de tolérance envers ses opposants et la société civile car, précise Gabriel RUFYIRI, les divergences d’opinion ne transforment pas en un ennemi de la nation.

Gabriel RUFYIRI, président de l’OLUCOME s’indignent contre les propos qualifiés de « divisionnistes », et appelle la population à la réconciliation.


Nombre de visites: 216 - Article redigé le 14/11/2015 à 11:13