L’OLUCOME annonce la marche vers la Présidence pour exiger la transparence

L’OLUCOME annonce la marche vers la Présidence pour exiger la transparence

L’OLUCOME se prépare à marcher jusqu’ à la Présidence de la République du Burundi pour exiger la transparence sur des dossiers de corruption. Ils demandent le soutien de quiconque souhaite que la loi soit respectée de suivre ce mouvement en préparation.

« Mercredi le 22 et jeudi le 23 octobre 2014, nous irons a la présidence de la République pour demander des explications sur différents dossiers qui n’inspirent pas la transparence. » L’annonce est de Gabriel Rufyiri, président de l’Observatoire de Lutte contre la Corruption et les Malversations Economiques (OLUCOME).

Le premier exemple donné par Gabriel Rufyiri, parmi les dossiers de corruption, c’est celui de l’achat du nouveau jet présidentiel. En plus de l’argent fourni par les futurs exploitants du nickel de Musongati qui ont gagné ce marché en violation des procédures en matière d’attribution des marchés publics, l’autre somme proviendrait de l’AMISOM, d’après le président de l’OLUCOME. Pour lui, aucune loi n’a été respectée pour l’affectation de cette dernière somme, car, ni l’assemblée nationale, ni le conseil des ministres, aucune de ces instances n’en était au courant. Pire, poursuit Gabriel Rufyiri, cet argent n’a pas été budgétisé par le Ministère des Finances et de la planification du développement économique. En outre, d’après M. Rufyiri, les futurs exploitants du nickel de Musongati avaient promis d’acheter un avion de 14 places mais celui qu’ils ont accordé en dispose seulement 11.

« Les conséquences tombent sur le simple citoyen »

L’autre exemple de dossier fourni par le président de l’OLUCOME est celui de 8 véhicules de marque V8 de la présidence de la République qui viennent d’être récemment achetés mais conservés au camp militaire GMAE. La présidence de la République et le ministère de la défense nationale et des anciens combattants ne veulent pas donner de la lumière, car des zones d’ombres entourent l’achat de ces véhicules, précise le président de l’OLUCOME.

Selon le président de l’OLUCOME, les conséquences de ces malversations tombent toujours sur le simple citoyen. A titre d’exemple, Gabriel Rufyiri révèle que la Banque Mondiale vient de refuser de débloquer l’aide qu’elle avait promis au Burundi, car le Gouvernement a refusé d’entrer dans le programme ITIE (Initiative dans la Transparence des Industries Extractives) qui vise la transparence dans l’exploitation des minerais.

Le président de l’OLUCOME annonce que la marche vers la présidence les 22 et 23 octobre 2014 doit donc avoir lieu pour exiger la transparence, annonce Gabriel Rufyiri. Par la même occasion, il appelle tout citoyen lésé par les actes de corruption qui s’observent du jour au lendemain, selon lui, à suivre ce mouvement pour exiger la transparence.


Nombre de visites: 234 - Article redigé le 22/10/2014 à 07:25