Libreville, capitale du réseau anticorruption

Libreville, capitale du réseau anticorruption

La capitale de la Républiques gabonaise – Libreville –vient d’être choisie comme siège du Réseau des Institutions Nationales Anticorruption d’Afrique centrale (RINAC).

Libreville, 9 octobre 2015 (CEA/CNLCEI Gabon) - Une quarantaine d’experts ayant pris part aux délibérations de l’atelier technique pour la mise en place dudit Réseau a procédé au lancement officiel du RINAC. Les experts ont désigné les membres de son « Comité Exécutif Transitoire », et désigné son Président, Monsieur M. Dieudonné Odounga Awassi, Président de la Commission Nationale de Lutte contre l’Enrichissement Illicite du Gabon(CNLCEI)Notes ACF. Ce dernier a été chargé de mettre en œuvre la feuille de route du Réseau pour la période transitoire.

L’atelier, co-organisé par la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et la CNLCEI, s’est terminé sur un appel de M. Simon Ntoutoume Emane, Ministre gabonais du Travail et de l’Emploi, qui a demandé aux institutions membres dudit Réseau, d’agir pour plus d’efficacité afin de multiplier les résultats.

La partie substantive de la Déclaration de Libreville, émise par les participants de l’atelier, figure ci-dessous :

« Nous nous engageons sans réserve à travailler ensemble pour combattre la corruption et les infractions assimilées dans l’espace de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ;

Nous adoptons, sous réserve des amendements proposés, les textes fondateurs du Réseau des Institutions Nationales Anti-Corruption d’Afrique centrale (espace CEEAC), soumis à notre examen, notamment : les Statuts, le Règlement Intérieur et Financier ainsi que le Code d’Ethique et de Déontologie ;

[Nous] décidons que ladite adoption consacre le lancement officiel du Réseau des Institutions Nationales Anti-Corruption d’Afrique centrale en abrégé le RINAC ;

[Nous] Choisissons la République Gabonaise pour abriter le siège du RINAC ;

[Nous] adoptons également, sous réserve des amendements proposés, le budget transitoire du RINAC couvrant la période transitoire de douze mois ;

[Nous] engageons les institutions Anti-Corruption de l’Afrique centrale à tout mettre en œuvre pour finaliser et adopter, le plus rapidement possible, les textes fondateurs du RINAC ;

[Nous] demandons aux gouvernements des pays membres du RINAC d’apporter tous leurs concours à la mise en œuvre de cette coopération sous-régionale ;

[Nous] sollicitons que le RINAC soit arrimé au Secrétariat Général de laCommunauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ;

[Nous] désignons :

M. Dieudonné ODOUNGA AWASSI, Président de la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (CNLCEI) de la République Gabonaisecomme Président du RINAC pour la période transitoire, à compter d’octobre 2015, avec pour mandat de prendre toutes les dispositions nécessairespour que le RINAC soit opérationnel le plus tôt possible ;

[Nous] remercions la CEA et la CNLCEI pour l’organisation de cette importante rencontre qui a permis le lancement du RINAC ;

[Nous] exhortons la CEA, la CEEAC, la CUA, la BAD, le PNUD, la Banque Mondiale, les organisations internationales, ainsi que les autres partenaires techniques et financiers à appuyer les pays d’Afrique centrale pour rendre opérationnel le Réseau en lui apportant les moyens financiers, matériels et logistiques nécessaires pour son fonctionnement ;

[Nous] remercions le Gouvernement de la République Gabonaise pour avoir accepté d’abriter le siège du RINAC ;

[Nous] remercions le peuple et le Gouvernement Gabonais pour l’accueil et l’hospitalité accordés aux délégations. »

- FIN-


Nombre de visites: 123 - Article redigé le 10/10/2015 à 11:29